1998年1月1日木曜日

“Pli selon pli: une poétique du pli selon Mallarmé”, in No. spécial “Mallarmé”, Europe, janvier-fév. 1998, pp. 92-103


Pli selon pli: une poétique du pli selon Mallarmé
par Hidetaka ISHIDA


                A des heures et sans que tel souffle l'émeuve
                Toute la vétusté presque couleur encens
                Comme furtive d'elle et visible je sens
                Que se dévêt pli selon pli la pierre veuve
                                                                             Remémoration d'amis belges   1893 (note 1)

                Je voudrais reprendre à mon propre compte la fameuse expression de Mallarmé "pli selon pli" dans Remémoration d'amis belges. La ville de Bruges se remémore à travers de multiples plis: plis atmosphériques du brouillard et plis minéraux de la “pierre  veuve” de l’édifice, mais s’y superposent aussi les plis mentaux de la mémoire. L'édifice de la maison baroque qui "porte le pli à l'infini"(Deleuze) (note 2) se trouve ainsi voilé dans les plis du temps passé, mais c’est précisément en se retirant et en s’enveloppant dans les replis de l'âme que le “je” pourrait véritablement “sentir” “se dévêtir”  le souvenir des âmes amies qu’il a rencontrées là-bas. Chez Mallarmé, l’âme communique par les plis, avec et à travers les plis de la matière, du temps, du tissu, du rideau, du papier, des lettres ou du livre... Cette logique de la communication par plis est le principale mobile de cette image si forte du rythme enjambant "pli selon pli". La subjectivité poétique est inséparable du sensible parce qu'elle sera rythmique et non linguistique; elle est indissociable de la matière parce qu'elle aura une autre logique de formes,  chaque fois singulière,  que n'ont pas les formes linguistiques. Quelle logique autre et singulière des formes? Et quelle autre logique du rythme? C'est dans cette problématique-là que nous rencontrons la question des plis mallarméens. Que cette logique du rythme et du pli soit inséparable du lieu et du temps du sujet, c'est ce que nous essaierons de voir à partir de quelques exemples.

1. La chambre  de Mallarmé
                Mallarmé est essentiellement un poète de chambre. C'est un poète de la clôture, du lieu clos. Comme le montre déjà le titre du premier recueil de jeunesse Entre quatre murs(1859-1860) (note 3). Dès les premiers textes, cette poésie a pour lieu de prédilection l'espace intérieur. Ainsi Le Sonneur(1862) (note 4)et Les Fenêtres (1863) (note 5) ont-ils pour décor un tel espace intérieur -- intérieur du clocher ou dortoir d’un vieux “moribond” --  qui est une allégorie de la subjectivité poétique prise aux affres de l’Impuissance. Quant aux premiers poèmes en prose, tels que Plainte d'automne(1863) (note 6) ou Frisson d'hiver (1863-1864)(note 7), ils décrivent  directement la chambre de Mallarmé à Londres ou à Tournon. La chambre figure l'intérieur subjectif où le poète retiré du monde s'enferme: elle est un lieu de subjectivité poétique où motivé sans doute par le deuil constitutif de la poésie mallarméenne, le sujet peut vivre sa temporalité fixée,  depuis sa jeunesse, à l'antériorité. Ce qui compte n’est certes pas les motivations psychologiques, mais le régime d’énonciation qu’elle permet d’installer: l'écriture de la chambre constituera le lieu d’une expérimentation décisive pour la formation de la poétique mallarméenne. L'intérêt pour le théâtre qui se manifeste avec Hérodiade (1864) (note 8) et le Faune (1865)(note 9) et qui se prolongera jusque dans les derniers écrits -- les textes sur le théâtre du Crayonné au théâtre(note 10), ainsi que les fragments du Livre (note 11) -- relève aussi de cette problématique du lieu clos. 
                Dans la chambre mallarméenne, il y a quelques motifs constants : le miroir, l'horloge, la tapisserie ou les tentures, ... Chacun d’eux a une raison d'être et une fonction précises. Le miroir est notamment après Herodiade un corrélat du dépérissement de l'image de soi; l'horloge marque la temporalité de même qu’elle  fontionne comme ressort du récit(l'Ouverture  ancienne d'Hérodiade (note 12) ou Igitur (note 13) ); et quant à la tapisserie et aux tentures, comme nous allons le voir, elles forment avec leurs plis un élément primordial du sujet dépersonnalisé.
                En 1866, Mallarmé qui vient de déménager à Besançon, écrit à François Coppée:

je ne vivrai que quand j'aurai ma chambre à moi, seule, pleine de ma pensée, les carreaux bombés par les Rêves intérieurs comme les tiroirs de pierres précieuses d'un riche meuble, les tapisseries tombant à plis connus.(la lettre du 5 déc. 1866). (note 14)

                Avec la composition d'Hérodiade, la chambre mallarménne se transforme en lieu de fantômatisation du sujet. Ce qu’annonçait déjà le début de la Scène d’Hérodiade avec la première tirade de la Nourrice  remarquant l’effacement de l’héroïne:

v. 1     Tu vis! Ou vois-je ici l'ombre d'une princesse?

A partir d’Hérodiade, l’“ombre” devient chez Mallarmé le mot central pour désigner la figure du sujet de l’énonciation. Celui-ci cesse d’être identifié avec le personnage de l’énonciateur, se dépersonnalise; la figure du sujet se fantômatise et commence à flotter dans la chambre mallarméenne devenue ce "décor d'absence" du Sonnet allégorique de lui-même (note 15) (“une chambre avec personne dedans”, dit la lettre de Mallarmé expliquant ce poème (note 16) ) . Et c'est précisément alors que les "plis connus" de la tapisserie, que Mallarmé semble parfois préférer appeler "tentures" à cause de la rime avec "temps" dans Igitur, viennent au centre de la poétique mallarméenne.
               Examinons ce mouvement dans l'Ouverture ancienne d'Hérodiade, qui marque le point culminant de cette recherche de l'écriture de la chambre et de la dépersonnalisation-fantomatisation du sujet de l’énonciation. C'est aussi un des premiers grands poèmes du pli :

              v. 20  La chambre singulière en un cadre, attirail
                        De siècle belliqueux, orfèvrerie éteinte,
                        A le neigeux jadis pour ancienne teinte,
                        Et sa tapisserie au lustre nacré, plis
                     Inutiles avec les yeux ensevelis
v.25     De sibylles offrant leur ongle vieil aux Mages,
                     Une d'elles, avec un passé de ramages
                     Sur ma robe blanchie en l'ivoire fermé
                     Au ciel d'oiseaux parmi l'argent noir parsemé,
                     Semble, de vols partir costumée et fantôme,
                       ...   
                                                                                                                   (souligné par moi)

Dans cette exposition de la chambre d'Hérodiade, la Nourrice qui mène l'Incantation, se met à flotter en “fantôme”. On trouve dans ce décor  la “tapisserie” d'Idumée, d'où la Nourrice d’Hérodiade , qui est une Sibylle, est originaire. Elle commence à se confondre avec l'une des sibylles -- “une d’elles” -- brodées en tapisserie; la confusion est provoquée et soutenue par le mouvement dépersonnalisant de son chant.
                L'incantation identifie le sujet aux plis de la tapisserie en le fantômatisant. La Nourrice dépersonnalisée se métamorphose en une “Ombre magicienne”. Sa voix, celle d’une vieille prophétie(“v.39  Cette voix , du passé longue évocation”), tente alors de coïncider avec celle du Prophète à venir qui aurait dû être Saint-Jean dans le drame d'Hérodiade: “Voix” qui aurait dû “se lever” à travers les “plis” du voile qui couvre encore le plat d'argent destiné à recueillir sa tête au finale du drame:

                       Ombre magicienne aux symboliques charmes!
                       Une voix, du passé longue évocation;
              v.40  Est-ce la mienne prête à l'incantation?
                        Encore dans les plis jaunes de la pensée
                        Traînant, antique, ainsi qu'une toile encensée
                        Sur un confus amas d'ostensoirs refroidis,
                        Par les trous anciens et par les plis roidis
              v.45  Percés selon le rythme et les dentelles pures
                       Du suaire laissant par ses belles guipures
                       Désespéré monter le vieil éclat voilé
                       S'élève...
                                                                                                                              (souligné par moi)

Ici, au sommet rythmique(vers 48) du poème de 96 vers, l’incantation dépersonnalisée ("est-ce la mienne prête à l'incantation")  superpose totalement son propre rythme d’énonciation (“Percés selon le rythme”) au déploiement des plis du voile d'où “s’élev” (erait) (v.48 "s'élève" ) la Voix du Prophète. Le rythme du dire se dit selon les plis du tissu (“toile encensée”) et  les plis se disent “selon le rythme” du dire poétique. Et cette énonciation dépersonnalisante préfigure la Voix poétique à venir dont le drame d’Hérodiade se propose d’être l’illustration. Telle est l’économie  allégorique de cette énonciation prophétique.
                A partir de cette écriture d'Hérodiade, le pli -- de tentures, de tapisserie, de dentelles --, devient chez Mallarmé un motif privilégié. Ainsi, dans Igitur, l’autre écriture expérimentale du pli, à l’intérieur de cette étrange “chambre du temps”, les “tentures” déploient silencieusement leurs plis dans la pénombre, laissant seulement la faible lueur d’une lampe éclairer la page du livre ouvert. Parmi des reflets incertains du miroir sans tain demeure encore l’ombre du héros, mais sa figure dépersonnalisée disparaîtra dans le “corridor du temps” que forment les tentures , à travers leurs plis.  On pourra aussi évoquer le logis du poète dans Sonnet en -yx: en s’effaçant du “décor d’absence”, le “Maître” “est allé puiser de l’eau du Styx” avec un “ptyx”, qui n’est rien moins qu’un pli(en grec le ρτυχ  est un “pli”)...
                Comme l’a montré l’incantation de la Nourrice d’Hérodiade, le sujet, par la “disparition élocutoire du poète, qui cède l’initiative aux mots”, se transforme en pli du langage.  Le pli deviendra une forme-sujet du dire poétique mallarméen, une figure par excellence de la subjectivité poétique.  Et c’est  le rythme qui sera actualisateur de ces plis. Un poème consiste à faire avec son rythme un pli tant sensible que langagier, sur la surface d’un tissu  qui sera aussi bien matériel que textuel. Le pli du poème s’actualise selon le rythme du texte poétique; et le discours du poème se replie de manière autoréférentielle sur le  rythme de son propre dire. C’est là qu’on peut remarquer un entrelacs complet du pli et du rythme; nous voyons  s’y rencontrer  une poétique du pli et une poétique du rythme. Et cette implication réciproque du pli et du rythme ouvrira une problématique épistémologique dont la portée générale ne restera pas seulement mallarméenne, touchant aussi bien le statut de l'individuation par le discours,  que celui de la signifiance du texte poétique et celui du sujet poétique.  Nous allons examiner à l’instant ce que cette poétique du pli et du rythme aurait permis à Mallarmé dans sa poétique de la société, notamment dans les poèmes critiques des Divagations.

2. Le pli et le "rythmos"
                Mais pour mieux saisir l'ampleur de cette problématique épistémologique, il nous faudra ici faire un ou deux détours théoriques en prenant des références philosophiques pour étayer nos arguments. Car pour en saisir la portée, il nous faudra repenser ce qui est en question avec le pli et le rythme.
                Pour la question du pli, je me tourne vers Deleuze  et  à travers lui vers Leibniz. Si on peut, à suivre Le pli: Leibniz et le Baroque de Gilles Deleuze(note 17) , définir le baroque comme "pli porté à l'infini", la chambre mallarméenne offre une ressemblance plus que parfaite avec la maison baroque décrite par le philosophe: notamment elle présente une similitude troublante avec l'allégorie de la chambre obscure chez Leibniz. Dans Nouveaux Essais sur l'entendement humain (note 18),  à Philalèthe(=Locke) qui compare l'entendement à un "cabinet entièrement obscur qui n'aurait que quelques petites ouvertures pour laisser entrer par dehors les images extérieures et visibles", Théophile(=Leibniz) répondait en dessinant l'allégorie d'une chambre de la monade:

Pour rendre la ressemblance(=l'allégorie de la chambre pour figurer la structure de l'esprit) plus grande il faudrait supposer que dans la chambre obscure il y eût une toile pour recevoir les espèces, qui ne fût pas unie, mais diversifiée par des plis, représentant les connaissances innées; que de plus cette toile ou membrane, étant tendue, eût une manière de ressort ou force d'agir, et même une action ou réaction accommodée tant aux plis passés qu'aux nouveaux venus des impressions des espèces. Et cette action consisterait en certaines vibrations ou oscillations, telles qu'on voit dans une corde tendue quand on la touche, de sorte qu'elle rendrait une manière de son musical.(livre II, chap.12) (note 19)

La chambre de la monade et celle du poème mallarméen se ressemblent étrangement. Il ne s'agit pas de dire que Mallarmé aurait été un lecteur de Leibniz, ni qu'il y aurait une filiation secrète. Mais c'est pour souligner que le pli invite à penser autrement la question de la forme(rapport forme/substance, matière/forme), de l'individuation par une forme(c'est là le problème crucial de la monadologie), de la communications par formes d'individuations singulières, etc.  Donc pour repenser à fond la question de la forme qui apparaît à l'endroit du pli, c'est-à-dire pour prendre au sérieux le "pli selon pli" de Mallarmé, ce détour s'avérera utile.
                Un autre détour théorique s'imposerait pour mieux penser la superposition chez Mallarmé de la problématique du pli et de celle du rythme.  Il s'agira de repenser le rythme. Je renvoie au Critique du rythme de Henri Meschonnic (note 20) pour l’ensemble de ces questions. Simplement je tiens à préciser qu’ici encore, penser la forme sous les catégories de morphée, d’eidos, ou de rythmos modifie complètement les données de la question de la forme; et qu'en même temps, concevoir le rythme sous les catégories du metron, du skema, ou du rythmos, transforme aussi totalement la perspective. Et précisément, le rythmo” est au croisement de ces deux ordres de questions.  La célèbre étude de Benveniste (note 21)  qui rectifie l'étymologie du mot “rythme”, fait dériver le "rythmos" du " ρειν": chez les Ioniens,  il s'agissait d'une forme comme disposition d'“atomes” en un ensemble qui configure en mouvement. Le rythmos désignait le mouvement même de cette formation ou configuration. Ce serait seulement après Platon que ce mouvement a été arrêté pour se faire numériser en metron. 
                Ce qui serait intéressant, ce serait de repenser la question de la forme au croisement de ces deux problématiques du pli et du rythmos. Cela transformerait radicalement nos paradigmes pour penser le langage, le signe, la prosodie, la rythmique poétique, comme questions de formes. Le pli est par exemple opérateur de formes; mais avec le pli, la forme n’est plus hypostasiée idéellement.  Alors  que la morphée est indépendante de la matière, le pli n'est jamais dissociable de celle-ci. La forme-morphée est identique partout, mais le pli-forme n'a pas d'identité. Il est répétition de soi-même sans identité. Le rythme lui aussi est répétition de soi sans identité. Il n'y a pas deux plis identiques; le pli est inséparable du lieu de son événement, il est l’événement même d'une forme. Il n'y a pas de discours qui n'aurait pas de rythme; car le discours est un événement de parole dont le rythme est la configuration. Le rythme comme configuration d'un événement du discours et  le pli comme événement d'une forme dans la matière... On voit des implications énormes que tous ces changements de paradigmes vont apporter aux questions du langage et de la signifiance. Toute la question de la linguistique et de la sémiotique  passe par là. D’ailleurs, tout cela fera , comme on l’a vu notamment avec la théorie de catastrophes (René Thom (note 22) ) sur la “morphogenèse”, l'objet d'études topologiques. L’enjeu est donc cnsidérable pour une théorie du pli et du rythme de repenser l'activité de la forme et du sens.

3. Les plis et les chimères
                Je laisserai provisoirement en suspens cette vaste question, pour souligner certains traits qui révèle chez Mallarmé l’existence d’un critique du pli, un critique du rythmos, un critique par pli-rythmos.
                Le pli mallarméen qui s’est mis à se replier et se déplier à partir des tenture d’Hérodiade, se dispose pour former un lieu de fiction: un espace-temps subjectif dont la rêverie se déploie selon le langage ou la musique. Le pli devient chez Mallarmé un déclencheur de l’imaginaire.
                L’éventail est de ce pli, ainsi que le rideau de théâtre. Il en est de même du pli vestimentaire. Le pli détache le sujet du monde réel pour le ravir dans l’imaginaire. Le pli est ce “rien” en ce qu’il n’a aucune matérialité, mais il transforme la matière en un élément de forme dans une configuration  chaque fois singulière.
               L’éventail-pli est un pré-élément du langage(“comme pour langage”): à partir du papier plié, le “rien” de la forme se constipe  pour que le sujet puisse y poursuivre une expérience du sens en prenant son envol vers l’imaginaire(“un battement aux cieux):

                Avec comme pour langage
                Rien qu’un battement aux cieux
                Le futur vers se dégage...
                                                 (L’Eventail de Madame Mallarmé) (note 23)

Un simple pli, et s’installe un lieu propre au sujet pour  recueillir  le “futur vers”. Si cet “unanime pli”(l’Autre éventail de Mademoiselle Mallarmé) de l’éventail fait “reculer(...) délicatement l’horizon(...)  de la Nature”(note 24), c’est pour déployer un écran de rêverie.  Ainsi, l’imaginaire mallarméen ne fait pas table rase du monde, mais procède par plissement du monde.  Les plis qui sont à la lettre des riens, y sont formateurs des lieux imaginaires du sens, dans lesquels le sujet, en se rendant impersonnel, peut se constituer en son propre élément de fiction. Le livre et l’éventail s’apparentent par le pli:

“Ce que pour l’extrême-orient, l’Espagne et de délicieux illettrés, l’éventail à la différence près que cette autre aile de papier plus vive: infiniment et sommaire en son déploiement, cache le site pour rapporter contre les lèvres une muette fleur peinte comme le mot intact et nul de la songerie par les battements approché.”(Etalages) (note 25)

            La science du pli qui s’était formée parmi les tentures de la chambre mallarméenne, trouve son développement dans la théorie sociale de la “Fiction” qui est une sorte de chimérologie  généralisée. Toutes les formations de la fantasmagorie collective se fait analyser chez Mallarmé en termes de plis. Ainsi, une simple “grange” à Valvins peut par vertu du “pli naïf” d’un rideau se transformer en un lieu improvisé de fantasmagorie théâtrale:


Ils=les comédiens le=le toit du grange à Valvins peuvent 
                                                                / changer  vite en Eldorado
Pour peu qu’au pli naïf qui tombe du rideau
La rampe tout en feu mêle l’or d’une grange.
                                                   (Théâtre de Valvins: Sonnet d’inauguration /
                                                               Au public). (note 26)

Le rideau plie l’espace en salle et scène, creusant ainsi l’“ouverture de gueule de la Chimère”(Crayonné au théâtre) (note 27). Par ce pli, le théâtre ouvre pour Mallarmé un antre, un lieu de rien où le sujet spectateur assiste à une amplification imaginaire de son “Soi”, comme l’indique la célèbre formulation: “Lieu se présente, scène, majoration devant tous du spectacle de Soi”(note 28). Dans ce trou de la chimère, la “foule” est confrontée  à la “conception spirituelle” de son “Néant”(note 29).  Autrement dit, s’il n’y a pour les hommes aucun  fondement au sens de leur existence, par le pli théâtral de l’imaginaire, qui n’est rien, ils pourraient au moins se replier sur leurs propres chimères: le pli vient ici en position de ce rien  symbolique pur comme unique et ultime garant de la  vie sociale.
                La chimérologie mallarméenne dénote ainsi toute une poétique de la société. La cité, séparée de la “Nature” à laquelle “on n’ajoutera pas”(La Musique et les Lettres) (note 30) , se penche sur son propre néant, à travers ses institutions chimériques que sont le théâtre, le spectacle, la musique, mais aussi la religion. A la tombée du jour,  dans de divers coins de la capitale, dans les salles de concert ou de théâtre -- dans le “trou magnifique ou l’attente qui, comme une faim, se creuse chaque soir, au moment où brille l’horizon, dans l’humanité”--; s’ouvre la “gueule” de ce “Monstre, Qui ne peut Etre”(note 31) , la “Chimère méconnue et frustrée à grand soin par l’arrangement social”(Crayonné au théâtre)(note 32). La forme de la Chimère varie selon l’imaginaire social et ses dispositifs par lesquels l’humanité se réfléchit dans différentes formes de rêves: le théâtre, la musique d’orchestre, le concert  d’orgue, mais aussi la liturgie catholique, la messe, les cérémonials ou les solennités.
                 La musique qui est comparée au “diaphane rideau de symboles, de rythme”(note 33) peut actualiser avec ses “ors” de l’orchestre ou le rythme les plis de l’âme. Les personnages dans le drame musical fusionne avec les “invisibles plis d’un tissu d’accords”(note 34) : le héros épouse alors l’”hymne des coeurs  spirituels”(note 35) comme le notent les paradigmes des fragments du Livre mallarméen(note 36). Le drame wagnérien est alors assimilé au Temple salomonien avec ses voiles parcourus de plis.(note 37)
                La religion, “une entre les Chimères”, possède également un dispositif de  plis: dans le Mystère, le sujet impersonnel est confronté au pli-rythme du voile, comme on lit dans Catholicisme.(note 38)
                La poétique sociale du pli chez Mallarmé enveloppe donc toute la cité. Car la nation entière est un vaste Temple à plis: et de ce temple de la nation dont on célèbrait alors la centenaire de la Révolution, la crise de vers marque un autre pli avec “un peu sa déchirure”: passer à une autre rythmique de la société, serait alors un passage à un autre régime de plis:


                ...on assiste, comme finale d’un siècle, pas ainsi que ce fut
dans le dernier, à des bouleversements; mais, hors de la place publique, à une inquiétude du voile dans le temple avec des plis significatifs et un peu sa déchirure.”(Crise de vers).(note 39)

4. Les plis des média
                Le Mallarmé-sémioticien découvre les plis dans les signes. Il faut relire sous cet angle toute la Dernière Mode(note 40). Les plis de la mode produisent la signification du corps; ils nous le montrent dans les plis formateurs de ses formes. Les plis sont aussi organisateurs d'une temporalité propre:  le rythmos est chaque fois une configuration spécifique du temps. Depuis  Igitur  où le héros vivait le  "temps de ses tentures",  et depuis aussi le "Moi,  qui vis parmi les tentures" de L'Orient passé du temps ...(note 41),  les plis de l’étoffe que module le fashion ont eux aussi leur temporalité qui est celle des saisons; ce qui est bien souligné par les chroniques  que le poète tient sous différents pseudonymes .
                Un autre pli encore,  le journalisme. Un pli qui transforme les faits en nouvelles et en informations. Seulement les journaux sont des plis "simples", dont la temporalité suit le rythme de la société. Mallarmé y oppose les plis complexes du livre. C'est ici que commence sa critique du journalisme. Aux petits faits divers  du journal, il oppose les "grands faits divers"(note 42) du livre. Aux plis simples du journalisme, il oppose les plis complexes de la poésie. Il y a toute une dimension de la critique des média et du médium: une critique par le pli que peut être celui du courrier(tous les poèmes mallarméens de la poste -- ces “loisirs de la Poste”(note 43)  -- sont bien une pratique critique du pli), celui du journal, celui du livre. Et c'est sans doute par là que Mallarmé innove une critique radicale de la modernité. La question centrale en consistera à concevoir  comment critiquer la société moderne de plus en plus médiatisée par le journalisme de grand public, au nom d’une subjectivité poétique qui se replie dans son élément de plis, autrement dit le livre  poétique.
                Nous allons voir, pour finir, comment Mallarmé se révèle être un grand critique de la modernité selon le pli et selon le rythme.
                "La  monade est le livre ou le cabinet de lecture"(note 44), écrit Deleuze. Les rythmes de discours poétiques, en se retirant des plis simples du monde(c’est-à-dire, des rythmes de la société scandés notamment par les journaux) forment leurs plis complexes dans les livres. Le livre comme organisation des plis de papier est le lieu électif de cette monade langagière qu’est la subjectivité poétique. Tout Le livre, instrument spirituel(note 45) sera à lire comme une grande critique de la société médiatisée par les journaux.
                Le célèbre début: ”Une proposition qui émane de moi -- si, diversement, citée à mon éloge ou par blâme -- je la revendique avec celles qui se passeront ici -- sommairement veut, que tout, au monde, existe pour aboutir à un livre” est sans doute à lire "pour aboutir à un livre” et non pas aux journaux. Alors que les journaux n'ont que la "coulée d'un texte" et tuent l'immense possibilité que recèle l'acte de plier, le livre est une organisation rythmique où tout est organisé par le  pli:
Tout ce que trouva l'imprimerie se résume, sous le nom de Presse, jusqu'ici, élémentairement dans le journal: la feuille à même, comme elle a reçu empreinte, montrant, au premier degré, brut, la coulée d'un texte. (note 46)

C'est toute l’opposition du journal et du livre, du journalisme et de la littérature:

...le journal domine, le mien, même, que j’écartai, s'envole près de roses, jaloux de couvrir leur ardent et orgueilleux conciliabule: dévelopé parmi le massif, je le laisserai, aussi les paroles fleurs à leur mutisme et, techniquement, propose, de noter comment ce lambeau diffère du livre, lui suprême. Un journal reste le point de départ; la littérature s'y décharge à souhait.(note 47)

La différence de la littérature(=le livre) et du journalisme(=le journal), c'est le pliage:

Le pliage est, vis-à-vis de la feuille imprimée grande, un indice, quasi religieux; qui ne frappe pas autant que son tassement, en épaisseur, offrant le minuscule tombeau.(note 48)          

La lettre n’échappe pas non plus à cette conception du livre comme organisation de plis:

Tu remarquas, on n'écrit pas, lumineusement, sur champ obscur, l'alphabet des astres, seul, ainsi s'indique, ébauché ou interrompu; l'homme poursuit noir sur blanc.
            Ce pli de sombre dentelle, qui retient l’infini, tissé par mille, chacun selon le fil ou prolongement ignoré son secret, assemble des entrelacs distants où dort un luxe à inventorier, styge, noeud, feuillages et présenter.
                                                                                                            (L'Action restreinte)(note 49)

                Le livre est "expansion totale de la lettre, doit d'elle tirer, directement, une mobilité et spacieux, par correspondances, instituer un jeu, on ne sait, qui confirme la fiction."(note 50)  Le journal attend l'"intervention du pliage ou le rythme" qui en ferait un livre:

Jusqu'au format, oiseux: et vainement, concourt cette extraordinaire, comme un vol  recueilli mais prêt à s'élargir, intervention du pliage ou le rythme, initiale cause qu'une feuille fermée, contienne un secret, le silence y demeure, précieux et des signes évocateurs succèdent, pour l'esprit à tout littérairement aboli. (note 51)

                Un rythme-pli de discours qui est un événement chaque fois singulier, trouve dans un livre une organisation rythmique complexe. Chacun des plis à tous les niveaux d'organisation du livre(de la lettre au vers, de la page au livre), peut s'organiser comme répétition, chaque fois différentielle,  de soi-même. Un  pli est inséparable de son lieu dans le livre; il se répète dans sa singularité même. Le livre est ainsi une constellation d'événements-plis du discours. Il est absolument fermé à l'extérieur social; ni la société ni l'individu n'y a sa place: le "reploiement du livre" est ainsi "vierge"(note 52) . En rejoignant le propos de Deleuze,  le livre est bien chez Mallarmé une "monade". Il est un “instrument spirituel” qui fait  résonner selon ses plis les événements singuliers des paroles.  Chacune de celles-ci a son rythme-pli de discours, et ce pli devra trouver son élément dans un livre. Chaque événement singulier de parole requiert donc un livre qui soit son ultime lieu rythmique. Tout existe,  ainsi,  pour aboutir à un livre.  Au fond, il n'y en a qu'un, tenté à son insu par quiconque a écrit..(note 53)



1997年10月1日水曜日

「<詩学のポリティクス>10:<文学の共和国>論」、『現代詩手帖』、1997年10月号、pp.158-163

詩学のポリティクス10
<文学の共和国>論

「無名戦死の墓と碑、これほど近代文化としてのナショナリズムを見事に表象するものはない。これらの記念碑は、故意にからっぽであるか、あるいはそこにだれがねむっているのかだれも知らない。...これらの墓には、だれと特定する死骸や不死の魂こそないとはいえ、やはり鬼気せまる国民的想像力が満ちている。」(アンダーソン『想像の共同体』)

「壮麗にして、全一にして、孤独なもの、その
ように消えてゆくことに人間たちの偽りの驕りはおそれおののく。
このおびえきった群衆たち!かれらは主張する -- 我らは
我らの未来の亡霊の悲しい不透明なのだ、と。」(マラルメ「喪の乾杯」)

1. 国民国家と<文学>
 一九九十年代を通して交わされてきたナショナリズム論議のなかで、<国民国家>と<文学>との本質的な関係については、ある根本的な認識が形成され共有されてきたように思う。それは、文学は、決して、近代の国民国家にとってマージナルな営為であるどころか、国民国家の成立にとって決定的に核心的な役割を担ってきたというものであり、文学こそが、国民を可能にした文化的言説制度であったというというものだった。そして、それは、とくに、小説を中心とする<語り>(ナラティヴ)をめぐって集中的に議論されたことがらでもある。周知のように、ベネディクト・アンダーソンの『想像の共同体』をレフェランスの中心としてこの論議は結晶化し、ホミ・バーバの編集した『ネイションとナレーション』の題名に端的に示されたように、<語り>をめぐる、活字共同体、俗語革命、国民語としての標準語、文学という分節関係において、<国民>の<制作(ポイエーシス)>は議論された。
 これらの<国民国家>と<文学>をめぐる論議が、ある飽和点に向かいつつあるかに見えるいま、しかし、<国民>と<文学>との関係をめぐって、ある本質的な問題点が、あらためてようやく複雑なパズルの構図が浮かび上がるように、その組み合わせを露呈させつつあるようにみえるのだ。それは、たぶん、「文学とは何か」という<文学>の問いが、よりラディカルに<国民>の問題を照射する地点の露呈、もっとも原理的な部分において<文学>による<国民の制作>の見えてくる地点である。
 例えば、一八八十年代から二十世紀の初頭にいたる「フランス第三共和国」の成立を見てみよう。この典型的な「国民国家」において、<文学>がどのように機能したか。「国民」を、しかも、「国民国家」を論じる際に、出発点となるエルネスト・ルナンの「国民とは何か」(一八八二)が発表され、ジュール・フェリーの教育改革により国民教育とくに国語教育が再編され、「文学」が国語教育の柱となり(ランソンの「文学史」の誕生)、植民地経営が軌道に載り、電話や電信の通信技術の革新によって大衆ジャーナリズムが全盛をむかえ、鉄道網が都市を結び、鉄とガラスの建設の時代をむかえる時代。しかも、普仏戦争の敗北の記憶をバネに、「対独報復」が合い言葉とされ、アルザス・ロレーヌ問題をめぐって「国民感情」が文字どうりナショナルな昂揚をしめす時代。さらに、国家と教会との分離の問題が、まさしく、共和国の「宗教的中立(ライシテ)」の問題として前面にあらわれる時代。「パナマ疑獄事件」にみられる政界・財界のスキャンダルが多発し、時代プロレタリアートの問題が浮上し、アナーキストの爆弾事件がおこる時代、。さらに「ドレフュス事件」に結晶化する「人種問題」が浮上し、知識人や大学人の権力とが生み出される時代。そのような<時代>に、<文学>がどのように機能していたかを考えることは、「国民国家」の与件がおそらくほとんどすべてそろった状況における<文学>の問題として、あらためて提起されることを求めているのだ。その特権的な中心性が見ることを妨げてきた<文学>と<国民>との結びつきの問題を、近年の「想像の共同体」の議論は、ようやく可視の地平線に浮かび上がらせてきたといえるかもしれないのである。
 このような問いは、近代の<文学>の問いとしては、たんにフランス的にローカルな問題としてかたづけることのできない面を含んでいる。「象徴派(サンボリスム)」は、文学史(「文学史」自体が第三共和国の発明であった)の上で初の世界文学の運動だった。そして、この「虚無のスペシャリストたち」(サルトル)の運動は、例えば、日本の近代詩の運動にまで及んで、近代の<文学>をある一定の仕方で<国民>との関係で決定づけたではないか。第三共和国の、フロベールからプルーストへ、ユーゴーの死から、マラルメ、ヴェルレーヌ、ランボーをとおして、ヴァレリーやクローデルへと、「フランス文学」などというものが、どうして、近代の範列的な文学運動として、あるいは、また文学研究を成立させる言説の制度として、なぜ世界化したりするのか。
 ヴァレリーやジイドやクローデルや『新フランス評論(N.R.F.)』が、決して、文学だけの問題でなく、あるいは、単に「ナショナルな文学場」の問題だけでもなく、国家とはなにか、国民とはなにかを、真に基礎づけることが賭けられている問題であったことが浮かび上がってくるのだ。あるいは、「精神の政治学」にせよ、「アクション・フランセーズ」にせよ、文学のなかに政治をもちこんだのではなく、文学からどのように政治を発明し続けるか、国民の制作がかけられていたのだ。このことは、例えば、初期のブランショの政治を考えるうえでもとても重要な点である。
 このような構図が見えるためには、文学の分光器(プリズム)が、国民や国家や宗教の本質を析出する地点、「文学とは何か」という問いと、「国民とは何か」という問いとが丁度重なる地点に発つことが可能にならなければならなかった。そこは、国民国家と文学の共和国との関係が裸出する地点だったといってもよいだろう。そして、この第三共和国については、<マラルメ>という分光器(プリズム)をつかって、「国民」と「文学」との関係を読みとくことができるのである。


2. <共和国>の裸出
 詩と国民との関係については、従来、ロマン派的な図式のなかで語られることが多かった。神権的世界の崩壊により後退する<超越>の声を聞くことが、逆説的に<歴史>の前進を預言する発話であるというロマン派的な詩の発話の逆説。「詩人の使命」、「詩的聖職」、「乏しき時代の詩人」...。しかし、そのようなロマン派的な図式から詩の政治を導きだそうとする議論は、<国家>と<宗教>と<詩>との、近代の始まりにおける全体的な連関の見取り図を与えてくれるものの、<詩>を、<宗教>によって、<国民>を<宗教>において理解させてしまう問題の配置をもっている。<国民>と<文学>と<宗教>がいかに固有の問題とならざるをえないかを見せてくれはしない。「神死せり、遺言なし」という「世紀半ばの詩人」の無神論的な状況から、マラルメの詩を説き起こす、サルトルのマラルメ論もまだポスト・ロマン派的な詩のポリティクスから抜けきっていない。
 しかし、十九世紀末の第三共和国の状況は、もっとずっと徹底的に、散文的で、無神論的なものだ。そしてだからこそ、<国民国家>の問題が、そのものとして裸出してくるのである。
 <共和国>が、<国民国家の問題>として前面に登場するには、王政であろうと帝政であろうと神権的世界の名残をとどめている段階が終わって、そのような<神権的世界>の記憶が完全に一時消える必要があったのだ。<国民国家>が、裸形の姿を現すときにこそ、「国民とは何か」という問いが意味を持つのである。
 <宗教>もまた、ついに、国家との連続性を失い、国教としての自明性を失いかけて、「宗教」とは何かという問いが可能となる状況が生まれるのだ。ちなみに、第三共和国において、「教育」と「大学」を支配するのは、一九0二年にソルボンヌの講座を占めて頂点に立つデュルケームの「宗教社会学」であり、<宗教>は、社会学の対象として散文化される。
 <文学>もまた、<文学>とは何かという問いを前にすることを余儀なくされる。
<国民国家>と<詩>あるいは<文学>という問いがあらわれるためには、詩人自体が、まず、<世俗化>する必要があったのだ。第三共和国が実質的に成立した一八八五年は、詩句の韻律を一手に体現していたビクトル・ユーゴーの死の年であると同時に、自由詩句の登場した「詩の危機」の年である。さらに、ランソンに代表される「文学史」による作家の「人と作品」の研究が発明され、国民的作家が大学における「研究」の対象として、詩人としてのアウラを消失する時代でもある。さらにまた、同じ頃教育大臣になるジュール・フェリーの教育改革によって、文学テクストに対する態度も、それ以前の模倣と暗唱からなる「叙述(ディセルタシオン)」の方法から、テクストを分析して「説明」し、それにもとづいて作文をするという「フランス語論述」というより散文的な習得技術へと方向を変える。「教育」自体が、文学を、一八八五年以降「フランス語作文」へ、文学テクストを、「説明」可能なものへ、「天才」の営為から、市民がなることもできるの「人と作品」へと、脱神聖化していく、時代なのだ(ちなみに、マラルメは、その第三共和国の「語学教師」なのである)。
 第三共和国では、<文学>も<宗教>も<国家>もアウラを失い、折しも、一八八九年は、フランス大革命からちょうど一世紀をへて、<共和国>は、まったく散文的な裸形の姿を現そうとしている。マラルメがいう「空位」の時代とは、このような、<共和国>の全面的な裸出の時代なのである。そのとき、初めて、<国民国家>という<擬制>の問題が、生のかたちで問われることになる。「宿命性を連続性に、偶然性を意味にかえる」(アンダーソン)<国民>の虚構(フィクション)と、「偶然を廃棄する」(マラルメ)の<文学>のプロジェクトが、国民国家の「空虚で均質な時間」(ベンヤミン-アンダーソン)と詩による「時間の黄金」(マラルメ「イジチュール」)の探求とが、国家という「虚構」。共和国の匿名の市民の「宿命性を連続性」に変えようとする「無名戦死の墓」の「国民的想像力」の仕掛けと、冒頭に引いたマラルメの「喪の乾杯」に読まれるように、擬制の共同性の空虚な連続性を断ち切って自己の無と非人称性のなかに完結しようとする「詩人の墓」との対立が、裸出した<国民国家>と、裸形をさらす<文学>の姿の対立として、相互の根拠を根底的に問う状況が現出したのである。
 ルナンの「国民とは何か」(一八八二)中の、「毎日の人民投票」という一般意志による<国民>を基礎づけは、<現在>以外に根拠をもたない<国民国家>の<無根拠性>を逆に露呈させる。しかも、この共和国において、もっとも散文的な、散種の力を発揮しているのは<金(かね)>の力であり、「すべての精神的探求」が導くのは、「経済」か「美学」であるというマラルメの対位法にもとづいた、詩の<金>との対置は、金権の支配する共和国の偶然に対する詩の戦いなのである。そのかぎりでは、マラルメの詩は、アナーキストの爆弾の炸裂する<金>の輝きだけは、<意味>として、すくいとろうとするのである。あるいは、また、鉄とガラスの産業としてのびていく、鉄道と都市の空間、それ自身のうちに、<無>を抱え込んだ「プロレタリア」の出現、『ディヴァガシオン』におけるマラルメの「批評詩」は、裸出した現実の「共和国」に対すして、象徴権力のあらゆる戦線において繰り広げられる<文学>による<偶然の廃棄>の戦いの観を呈している。その限りにおいて、一八八五年から一八九八年まで書きつがれるマラルメの後期散文「第三共和国」に対置される<文学の共和国>の擁護と顕揚なのである。

3. <文学の共和国>/<無の共同体>
 国民国家と、文学と、宗教とが、徹底的に裸形の姿を曝した地点から、マラルメの<文学>の問いは出発する。そして、マラルメが、国民国家の問題に介入するのは、とりあえずは、<宗教>の問題系をとおしてである。
 一八六十年代の有名な<危機>以来、マラルメは徹底的に無神論者である。「詩句を掘り進めるなかで」<虚無>を発見したと語られる「エロディアード」詩編制作が教えたのは、端的にいえば、<言語>が、<神>に先行するという認識である。そして、そこから引き出されたのは、言語の否定性を基礎とした認識の方法としての<虚構>(フィクション)の理論であった。すでに、一八六十年代末に言語学と同時に「神性について」というラテン語副学位論文を書こうとするときすでにこの発想はすでに見えている。そして、神話を言語問題に還元するという方法にもとづいた一八七六年の『古代の神々』に、宗教を言語からとらえようというその方法は実践される。マラルメの詩学は、<文学>を<言語>という基礎におく(それは、<文字>の問題として、マラルメにおいては、語られることが多いのだが)と同時に、言語が究極的には基礎となる<虚構>の一般理論にもとづいて、人間学的事実は整理されていくことになった。そこにおいては、作者や詩人の個人としての存在そのものが、言語の否定性を見えなくさせる障害でしかない。マラルメにとっては、「存在する」のは、<文字>のタームで語られる言語だけなのであり、他の全ては<虚無>なのである。後年の「文芸というような何かは存在するのか」という問いの<文芸>は、<レットル(文字)>の複数形であり、それに対する「そう、文学は存在する、お望みなら、全ての例外として」という答えは、言語の組織としての<文学>だけが存在する、その他は<虚無>であるという意味なのだ。「現代人は想像することを厭う」とワーグナー論のなかで書いているのだが、「想像する」とは、人間が世界と自己の虚無に向かい合う契機をなす活動なのである。そして、マラルメは、共和国が、様々な想像の装置を発達させていること、様々な「キマイラ」の口を拡げていることに注目し始める。「想像の共同体」との関係でいうならば、共和国とは、群衆の<虚無>が露呈した、マラルメにとっては、いわば、最も理想的な状態なのであり、その<虚無>と<文字>のエコノミーとして、<国家>という<虚構>はつくりあげられるべきものなのだ。
 「社会的関係というものは、虚構であり、したがって、<文芸>に属すべきものだ」(「擁護」)というような主張にそれは要約されている。散文集『ディヴァガシオン』は、マラルメの、その<虚構>の方法が全面化し、第三共和国と一致した姿をしめすのだ。そこには、<虚無>の境位としての都市、想像力の主要な制度である劇場、演奏会、教会の儀式など、議会、想像の共同体の「想像の制度」が、書き込まれている。「自然はそこにある。なにも使えることはない」という<自然>から切り離された、<都市>の生活はそれ自身、<虚無>をベースにした生活である。その自然が闇に沈む<夜>になって、無のなかに想像力の<虚構>に光が浮かび上がるのである。そして、群衆の抱え込んだそれぞれの<虚無>を動機づけるべく、劇場という想像力の<シメール(幻想)>の装置は口をあけるのだ。
 マラルメの『ディヴァガシオン』の「批評詩」は、第三共和国の想像の共同体の諸機関を、<文学の共和国>というある極限的なユートピアの視点から、批判する運動の軌跡を描いてみせる。「共和国」とは、周知のように、もともとラテン語で「res publica」つまり「公共の事物」というわけだが、マラルメの<文学の共和国(République des lettres)>は、<文字(レットル)>という無を折り畳んでいる契機を共有することによって成り立っている。「物(res)」は、マラルメにおいては「無を帯びた事物(rien)」に変えられ、それこそが、物が文字という否定性の契機を帯びた状態なのだ。そのような、「無を帯びた物」を共有することによって成り立つ<無の共同体>、それこそが、マラルメが、「第三共和国」に対置する<文学の共和国>なのである。
 この<文学の共和国>は、現実の共和国の想像の諸制度に、つぎつぎと、みずからの無を分泌する襞のヴェールを打ち掛けていく。そして、しばしば、じっさいの共和国のナショナリズムと相似した<ナショナリズム>をそれ自身が描いているように見える。例えば、ワーグナー論は、「一フランス詩人の夢想」として書かれるのであり、しかも、「<詩>が至上権を振う壮麗な儀式」、「群衆の胸には今はまだ無意識なものとして眠っている未来のある日の<祭儀>であり、ほとんど<信仰の業>」となるべき想像の共同体の<祝祭>を夢想する手がかりとしてワーグナー楽劇を論じているのだが、「この外国人に対する感情は複雑である」と述べているように、「厳密な意味で想像力があり抽象的な、従って詩的であるフランス精神」の名において、「己が民族の誕生を飾る壮麗な光景に立ち会う」ような<神話>にもとづくゲルマンの楽劇に異を唱えている。ここには、ドイツ的な「民族国家」対フランス第三共和国的な「国民国家」という対立の図式に相似的な対立の構図が見えるわけだが、それがしかも、<音楽>と<詩>との関係として捉え直されている。
 「カトリシスム」というキリスト教の典礼に関する中心的なテクストにおける<文学の共和国>のオペレーションは、一見まさしく、「われらの民族」である<フランス国民>に、カトリシスムの典礼儀式の形式をもとにして、「想像の共同体」の儀礼をつくりなおすことをめざすしているように読める。「大雑把にいえば問題は、<神性>という、<自己>に他ならぬもの、(...)そのような<神性>を、地面すれすれのところで、出発点として、人間社会の慎ましやかな基盤、各人のうちにある信仰として、取り返すことである」とされ、「我らのコミュニオン、すなわち個から全体へ、全体から個への参与」は、聖体拝領の「野蛮な食事」やキリストという「姿を消した俳優」を取り去ったミサの形式として、「<祖国>とか<名誉>、<平和>という勝ち誇る光となった言葉の正統性の刻印を受けたものとして」とり行われることを夢想している(マラルメ自身は、「私は、夢を見ているとは、全然思わない」と続けて書いているが)。
 つまり、<文学の共和国>も、実際の、第三共和国の<ナショナリズム>を増幅させているように見えるということなのだ。
 しかし、むしろ問題は、「<民衆>を魅惑し、教化する」詩の<朗読会>を構想し、フランス大革命の一世紀を記念して「<歴史>の一サイクルを閉ざすべく、<詩人>の大臣(祭式執行者)としての働きを要求」するこの<文学の共和国>のユートピアが、<文学>と<国民>との関係について、何を述べようとしているのか、ということなのだ。つまり、より徹底した「想像の共同体」の在り方を、「未来の祝祭」として述べようとしているようなのだが、そして、そこでは、<宗教>も、<国家>も、さらには、「金」を記号とする<経済>もが、<文学>による、裏打ち(マラルメの言葉でいえば「証明」)を受けようとしているようなのだが、そして、それはマラルメにおいて、まぎれもなく<書物>をめぐる宇宙劇の上演となるはずなのだったが、そのユートピアは、果たして<国民国家>を超えているのかどうか、というおそらくは解のない問いなのだ。
 マラルメの<文学の共和国>は、<文学>が、第三共和国という想像の共同体において出会っている、<国民国家>をめぐる問題系を、おそらく最もラディカルに、ということは、文学原理的に示して見せている。そして、そのことによって、共和国と徹底的に一致し、そのことによって、第三共和国という<国民国家>と<文学>との結びつきの根拠を、おそらく最も深いところで示して見せている。しかも、その根拠とは、「なにか或ものが存在するということに関係がある」インクの「暗黒の滴」に最終的にはもとづいた、「虚構」、つまり、<擬制>の無根拠性ということなのだ。<無>のレース編みの襞としての<文字>によって結びついた共同体、成員のそれぞれが抱え込んだ<虚無>の襞を編成し、しかも、その襞に向き合うべく、劇場、コンサートホール、祭式の場の暗闇に想像のための穴(「シメールの開口」)を穿ち、それ自身が<自然>から離れて<無>を折り畳んだ<政治体(ポリス)>としての「都市」。「空位」という「時代のトンネル」を、言語の無の襞によって覆い包もうとする、<詩のポリティクス>として、<文学の共和国>は対置されているのである。



1997年4月1日火曜日

詩学のポリティクス4 <ハイパー・フーコー>、あるいは、近未来の詩学 初出:『現代詩手帖』、1997年4月号、pp.160-165



詩学のポリティクス4

<ハイパー・フーコー>、あるいは、近未来の詩学

初出:『現代詩手帖』、1997年4月号、pp.160-165



わたしが、たとえば、
  dhcmrchtdj
のような、任意の文字列を組み合わせるとすると、神聖な図書館はその文字列をすでに予想しており、その隠されたことばは恐るべき意味をふくんでいたことがわかるのである。
   ボルヘス「バベルの図書館」


1. <http://www.>

「インターネットは世界を変えるか」というような法外な問いに答えるのがここでの目的ではない。「インターネットはコトバを変えるか」という問いにも、いまのところ答えられそうにない。「インターネットは文学を変えるのか」という問いに答える準備もまだできていない。おそらく確実なのは、ひとつには、インターネットは<辞書>および<事典>を変えつつあるということであり、もうひとつには、インターネットは、<テクスト>の成立条件を変えそうだというものである。「WWW ブラウザー」と称する閲覧ソフトの登場によって、わたしたちは、とつぜん、<百科全書>の時代に逆戻りした、あるいは、<新しい百科事典>の時代にたどりついた。パソコンを“開く”たびに、「検索」と「閲覧」という行為から、わたしたちは毎日を始めるようになりつつある。これは、たぶん、ヘーゲルが「近代人は、朝の礼拝の替わりに、新聞を読む」といったのとはちがう新たな日常の儀式を、巨大な<百科事典>を前に、人々が始めているということなのかもしれない。

 ところで、その<新しい百科事典>だが、中世から18世紀の百科全書にまでいたる時代に夢みられた、「完全言語」あるいは「世界(=普遍)言語」、「世界(=万有)事典」、そして、「人工(=記号)言語」などを結ぶ問題系と類似した問題圏が、そこには新たに出現している。インターネットも、コンピューター言語という人工言語をもち、世界中の言語を結んで、世界の全ての事象の分類、すなわち電脳空間(サイバースペース)のなかに日々更新される巨大な万有百科事典を閲覧に供しようとしているからだ。

 自然言語の辞書としての<辞典>と、事物の辞書としての<事典>との関係を取り結ぶのが、人工言語の夢であり、その人工言語が可能にした検索・参照・転送にもとづいて、世界の秩序づけと、ことばの秩序づけとの照応による宇宙全般の秩序づけがめざされる。そのような被造物の総目録の作成による<神の計画>の復元の企てが、<新しい百科事典>の計画の根源にはあるようなのだ。こう考えてみれば、「インターネットは世界を変えるか」や「インターネットはコトバをかえるか」といった問いに、少し接近することができるような気がするのである。

 ここで確認しておくと、現在「インターネット」という語でわたしたちが理解しているのは、<WWW>と呼ばれるハイパーテクスト方式による世界規模のネットワークである。「ハイパーテクスト」とは、テクストのマークを付された箇所から複数の別のテクストへと結ぶ参照関係が何重にもはりめぐらされた<超--テクスト>のことである。WWW(World Wide Web)では、そのようなハイパーテクストを連結した網の目が、世界規模でそのクモの巣(Web)を拡げ地球全体を覆っている。わたしたちは、<http>( HyperText Transport Protocol)と入力することによって、そのようなハイパーテクスト空間の参照関係に入り、その転送と移動のルールにしたがうという、「取り決め(プロトコル)」を結ぶのであり、<WWW>と指定することによって、世界規模でひろがるハイパーテクスト連結のなかに無限の襞を繰り広げる<万物(=宇宙)の百科事典>を検索する航海(ナヴィゲーション)へと出発するのである。

 検索の<場(サイト)>は国別や言語別に設定されているにせよ、無数の方向へのびていくハイパーリンクのクモの糸は、知らぬ間に、自然言語の壁や文化の境界を超えていく。

 マラルメは、自らが紡ぎだす作品のテクストをクモの巣のレース編みに、自分自身を「一匹の聖なるクモ」に喩えていたけれど、今日のわたしたちは、じっさいに、インターラクティヴなハイパーテクストのリンクによって関係性の糸を日々無数に紡ぎ、世界規模に拡がる<WWW>の巨大なクモの巣の一点にそれぞれが糸を掛け、私たちひとりひとりが作者であるというよりは、むしろ一匹のクモである世界を生き始めている。ハイパー・リンクの糸を掛けることをとおして巨大なテクストのクモの巣と共振し、それぞれがそれぞれのやり方で<全宇宙>を映し出す、そのような<汎テクストの時代>にもう突入しているのである。


2. <ボルヘス>

宇宙規模に拡がる<百科事典>、すべての事象を収めた巨大な図書館、テクストがそれ自身の内部から無数に別のテクストへ転送されていく<超-テクスト>の迷路、すべての事象があらゆる言語を包摂した分類をうける場所、しかも、言葉と事物の記憶は無限に拡がって相互に入り組んだ襞をつくり無数の迷路として延びている... そのような、サイバースペースの「バベル問題」を考えるうえで、20世紀のテクスト宇宙の迷宮(ラビリンス)の奥に異形の光彩を放って控えている主は、まちがいなく<ボルヘス>である。このバベルの図書館の盲目の館長の頭脳の襞のなかにはあらゆる図書の記憶が折り畳まれて迷路をつくり、そのテクスト空間の迷路を世界規模にまで拡げて過激に夢みえた作家は他に例をみないのだ。

 そのボルヘスのハイパーテクストの迷宮のなかでも、わたしたちが今回アクセスしてみたいのは、『異端審問』中の「ジョン・ヴィルキンズの分析言語」(以下、中村健二訳、晶文社刊より引用)というエッセイが照らしだしているテクストの回廊である。この回廊は、<普遍言語>、<人工言語>、<百科事典>、<カテゴリー分類>、<神の計画>といった、以上に述べた問題系へとその影をのばしているからだ。

 ファルツ選帝候の私設牧師、オックスフォード大学某学寮の学寮長、英国王立協会の初代事務局長ジョン・ウィルキンズ。『大英百科百科事典』から記述が削除され、アルゼンチン国立図書館にもその本を欠いたウィルキンズの記述を、ボルヘスがかれ自身の一種の“反-百科事典的”エッセイにおいて復元しようとするのは、1668年に発表された『即物的記号ならびに哲学的言語にむけての試論』に述べられた、人工的な普遍言語の創造の計画について考察するためである。

 ウンベルト・エーコも近著の『完全言語の探求』(上村忠男・廣石正和訳、平凡社刊)で、ウィルキンズの「普遍言語」の計画を再検討しているが、ボルヘスとエーコの記述を総合するならば、ジョン・ウィルキンズのプロジェクトの発想の中核にあるのは、<カテゴリー分類>と<人工言語>とを対応させることにより、<コトバ>が同時に<万有百科事典>でもあるような「哲学的言語」を創出しようとする試みである。ウィルキンズは、宇宙のすべての事物を4つの「類」に分類し、さらにそれを251の「種差」に下位区分し、さらにそれから2030個の「種」を派生させるという方法で、万物を<分類>していく。そして、かれの考案した人工言語には、これらのカテゴリー分類にたいして、記号を割り振り、分節してゆくという役割が与えられる。「類」には二文字の単音分節が充てられ、「種差」には子音、「種」には母音が充てられる。「de」は四大元素を、「deb」は四大元素の第一の種差「火」、「deba」は第一の種「炎」といったぐあいに...。こうすれば、すべての事物は、発音あるいは記されると同時に、宇宙の百科事典のなかに自動的に位置づくことになる。<百科事典すなわちコトバ>という「普遍言語」が創造されるのである。この普遍言語のなかでは、いかなる恣意性もありえない。

 恣意性が紛れこむとすれば、それは、むしろウィルキンズが行ったカテゴリー分類の原理そのものにあることを、ボルヘスは指摘している。例えば、第8類の「石」は、「普通(燧石、砂磔、粘板岩)、中間(大理石、琥珀、珊瑚)、貴重(真珠、蛋白石(オパール)、透明(紫水晶、青玉(サファイア)、不溶(石炭、粘土、砒石)」と分類される。第九類の「金属」も、「未完(辰砂、水銀)、人造(青銅、真鍮)、廃物(鑢屑、銹)、天然(金、錫、銅)」というカテゴリー化をうける。「鯨」は「長方形の胎生魚」だと、分析的に普遍言語のなかでは位置づけられている。

 ところが、このウィルキンズのカテゴリー分類に見られる「曖昧・重複・欠点」の検討において、とつぜん、ボルヘスは『善知の天楼』という中国の百科事典の例を引き合いに出してみせる。その中国の百科事典では、「動物」は、次のように分類されているというのだ---

(a) 皇帝に帰属するもの、(b) 剥製にされたもの、(c) 飼い慣らされたもの、(d) 幼豚、(e) 人魚、(f) 架空のもの、(g) 野良犬、(h) この分類に含まれるもの、(i) 狂ったように震えているもの、(j) 無数のもの、(k) 立派な駱駝の刷子をひきずっているもの、(l) その他のもの、(m) 壷を割ったばかりのもの、(n) 遠くから見ると蝿に似ているもの。

なぜ、ボルヘスの引く中国の事典にアルファベットで項目が立てられているかは分からないし、『善知の天楼』なる書物についてはその実在をふくめて不詳である。出典は、「フランツ・クーン博士の指摘」と書かれているが、中国の百科事典の消息は、ボルヘスのバベルの図書館の迷路の闇に閉ざされたままである。読者は、ウィルキンズの分類に似たカテゴリー分類の不備の例として、この中国の百科事典についての言及の前を、何気ない記述を通り過ぎてしまいそうだが、じつは、この箇所には<ボルヘス的な罠>が仕組まれている。それについては、後述する。

 ウィルキンズの「分析言語」に対するボルヘスの評価はむしろ高く、カテゴリー分類の混乱にこそ恣意性の原因がはあるが、その理由は、「われわれが宇宙が何であるかを知らないから」であり、「われわれは宇宙を創造した神の計画を測り知ることができないからだ」と述べている。そして、「分析言語」の計画については、「しかし、だからといって人間によって試みられた一連の計画について諦める必要はないし、われわれはそれらが暫定的なものであることを弁えている。ウィルキンズの分析言語は、こうした計画のなかで少なからず賞賛に値するものである。なるほど、それは相互に矛盾した曖昧な類と種とからなっている。しかし、項目と下位項目を示すために文字を使うやり方は、疑いもなく巧妙な趣向である。」と結論づけている。

 同じウィルキンズの普遍言語の計画を論じたウンベルト・エーコも、やはり同じように、カテゴリー分類の不完全を指摘している。ところが、エーコの方は、ウィルキンズの「分類」の欠陥をより積極的に理解しようとしている。「この体系の欠陥が、ある可能性を指示していたとしたらどうだろう」とかれはいう。それは、「分類」というより、むしろ、ひとつの「ハイパー・テクストを構築しようとしたのだ」というのである。つまり、これは、カテゴリー分類というよりは、様々な関連指示をとおした多様な節点に結びつけた「情報の目録」への無限の送付であるというのだ。例えば、「<犬>を基点にして、哺乳類の一般的な分類を指示し、猫、牛、狼をふくむ類名(taxa)の系統樹のなかに犬を組みいれるようなハイパーテクストを考えてみることができる。しかし、その同じ節点からは、犬のもろもろの特性、あるいはそれのもろもろの習性についての情報の目録へと送付されることもできる。また、他の連結系統を選択すると、さまざまな時代における犬(新石器時代の犬、封建時代の犬...)のさまざまな役割の一覧や、美術史における犬の図像のリストにアクセスすることができる。」ウィルキンズが考えたようなリンクは、まさに、カテゴリーの系統樹というよりは、次々とそのつどその連結の原理を変えて行くハイパーテクストによるクモの巣状のテクスト組織だというのである。

 人工言語の記号列により連結されて、<コトバ>は、無数のリンクの可能性へと連鎖を拡げてゆく。しかも、その拡がりには、まさに<迷路>のように性格を変えていく、そのような<コトバ>の無限の関係付けの連鎖へと、人工言語のつくるハイパー・リンクは、<コトバとモノの関係づけ>を運んで行くことになることになった。そのようなハイパーテクストの<WWW>を、ボルヘスは、「神の計画」の代補として、ただ静かに肯定しているかようにも見えるのだ。ただし、あの謎の「中国の百科事典」の一頁の引用を除くならば...


3. 「中国百科」の<ヘテロトピア>

しかし、あの「中国の百科事典」はいったい何だったのか。まさしく、そのボルヘスの一頁を前にして沸き起こる哄笑、そのなかからこそ、『言葉と物』は生まれたのだ、とフーコーは宣言する。フーコーは、この分類目録(タクシノミア)の眩暈において示されているのは、われわれ(「西洋の」という意味だが)の思考の限界、このような分類にしたがってすべてを思考することの不可能性なのだという。「人魚」にせよ、「狂ったように震えているもの」にせよ、中国百科の分類のそれぞれの項目については、たしかに、考えることができる。しかし、それら全ての項をともに思考することの不可能性に私たちは直面させられるのだというのである。ウィルキンズの分析言語が思考可能なあらゆるモノすべてのリストであろうとしていたとすれば、「中国の百科事典」が示している怪物性は、それら全てのモノを同じ<表>のなかで考えることをゆるす「共通の場」そのものの不可能性、お互いにどのように結ばれているのかを思考することをゆるす<同一性>の場の崩壊の事態なのだ。フーコーは、ここに出現しているのは、思考の秩序立てを不可能にする不等質な場、異なるモノがひとつの土台を共有せずに混在する<異質性の場>としての<ヘテロトピア>なのだというのである。やや長くなるが肝要な箇所なので引用する---
 
 このボルヘスのテクストは、ながいことわたしを笑わせたが、同時に、打ちかちがたい、まぎれもない当惑を覚えさせずにはおかなかった。おそらくそれは、彼のテクストをたどりながら、<唐突なもの>や適合しないものの接近によって生ずる以上に、ひどい混乱があるのではないか、そんな疑惑が生まれたためだったろう。それは、おびただしい可能な秩序の諸断片を、法則も幾何学もない<混在的なもの(エテロクリット)>の次元で、きらめかせる混乱とでも言おうか。<混在的なもの>という語を使ったが、この場合、それを語源にもっとも近い意味で理解しなければならない。つまり、そこで物は、じつに多様な座に「よこたえられ」「おかれ」「配置され」ているので、それらの物を収容しうるひとつの空間を見いだすことも、物それぞれのしたにある<共通の場所>を規定することも、ひとしく不可能だという意味である。<非在場(ユートピア)>というものは人を慰めてくれる。つまり、それは実在の場所をもたぬとしても、ともかくも不思議な均質の空間に開花するからである。たとえそれに近づいていくということが幻想にすぎぬとしても、それはひろびろとした並木路のある街、植え込みのある庭園、安楽な国々をひらいてくれる。だが、<異質性の場(ヘテロトピア)>は不安をあたえずにはおかない。むろん、それがひそかに、言語を堀崩し、これ<と>あれを名づけることを妨げ、共通の名を砕き、もしくはもつれさせ、あらかじめ「統辞法(シンタクス)」を崩壊させてしまうからだ。断っておくが、「統辞法」というのは、たんに文を構成する統辞法のことばかりではない --語と物とを「ともにささえる」(ならべ向きあわせる)、より顕在的ではない統辞法をも含んでいる。だから非在場(ユートピア)は、物語や言説(ディスクール)を可能にし、言語の正当な線上、<ファブラ>の基本的次元にあることとなろう。他方、<異質性の場(ヘテロトピア)>は(しばしばボルヘスに見られるように)ことばを枯渇させ、語を語のうえにとどまらせ、文法のいかなる可能性にたいしても根源から異議を申し立てる。こうして神話を解体し、文の叙情を不毛のものとするわけである。
    佐々木高明・渡辺一民訳 新潮社刊 16頁

 言葉と物をともにささえる<同一性の場>、物に秩序をつける言説(ディスクール)の秩序の歴史的編成、発話可能性の規則性の体系を、<表象の体制>から<人間のフィギュールを中心にもつ配置>への転換において論じたのが『言葉と物』だったとすれば、ボルヘスの<ヘテロトピア>は、そのような<秩序>の外部、言葉と物の秩序の<零度>、思考の不可能性の<異場>を指さすことによって、フーコーの知の考古学そのものを可能にしたというのである。


4. <ハイパー・フーコー>

フーコーに『言葉と物』を書かせた<ヘテロトピア>を、今日のハイパーテクスト空間の問題系にフィードバックすると見えてくるのはどのような構図だろうか。WWW時代の<言葉と物>はどのような配置を生みだそうとしているのだろうか。

 理論上は、コンピューターの記号言語は、<0>と<1>という二つの記号の組み合わせで、あらゆる<カテゴリー>を弁別する完全に有意的な<普遍言語>の体系と、それにもとづく<百科事典>をつくることができる。ハイパーテクスト空間において、ウィルキンズの分析言語は完全に成立しうるのである。しかし、そのときに、次々とつくりだされる分類の体系は、お互いに異質な秩序にもとづいてリンクしてゆき、お互いに異質な<分類>の宇宙は拡大し、関係性のクモの巣は錯綜し複雑化してゆく。ウィルキンズのようなカテゴリー分類の「曖昧・重複・欠点」はむしろ増大する傾向にあるのだ。

 このような状況は、それぞれの<テクスト>が、均質でグローバルな全体的ディスクールの<共通の場>をえることによって、無数のテクストが相互に共存しつつ参照しあう、テクストの巨大な<ユートピア>が、世界的規模で実現するという<予定調和>を約束するのだろうか。そのようにして、インターネットは、新しい<神の宇宙> --つまり、言葉と物の普遍的な秩序-- となるのであろうか。例えば、人々があらゆる種類の<情報>に自由にアクセスすることが可能になり、あらゆる普遍的な価値(例えば、「人権」のような)の均質な体系を共有し、民主主義の物語や言説を前進させ、「ひとびろとした並木路の街、植え込みのある庭園、安楽な国々」をひらくことができると考えるなら、それは、まぎれもなく、あの「百科全書」の<啓蒙のユートピア>がいま実現しかけているのだと考えられるわけであるが...

 しかし、フーコーが読み解いているボルヘスの一頁が私たちに指し示しているのはそのような<ユートピア>ではないのだ。

 ハイパーテクストというあらたな<超分類>の出現は、ハイパーテクストとハイパーテクストとのあいだに、そのような予定調和的な連結だけでなく、「思考不可能性」のリンク、あの「中国の百科事典」の不可能な分類を繰り広げていく可能性をつねに秘めている。拡大しつづけるハイパーテクストの宇宙には、あるとき、ブラック・ホールのようにこのような<ヘテロトピア>がしのびより、そのとき、バベル的な企てとして拡大しつづけるコンピューターの世界言語は、ある本源的な<失語>に見舞われることになるのではないか。それはもはや、<中国>という他者の名を冠せられることもないし、私たちの文化の失語するスキゾフレニックな異場として、とつぜん、わたしたちの世界の意味空間に空隙を穿ち全てを停止させるのかもしれない。それは、光をけっして発することのない宇宙の闇、あらゆるコトバと記号の可能性の条件にして不可能性の潜勢として潜み、夢さえもが侵入していくことができない「コトバの不可能性のなかにのみある場所」(フーコー)として立ち現れてくるかもしれないのである。<ハイパー・フーコー>が予示するのは、むしろ、<コトバ>と<モノ>の秩序が途切れるそのような場所、世界のシンタクスが凍てつく<神の秩序の零度>なのかもしれないのだ。

 そのようなゼロ地帯にたって、世界化の秩序から自らを<差し引こう>とする<詩>のコトバも、<文学>も、そして、<詩学>も、近未来の宇宙の危険な闇の近接地帯を航行することになるのかもしれない...

1993年10月1日金曜日

「マラルメ・メディア・マクルーハン」、『現代思想』(青土社)、1993年10月号、pp.102-112

特集「文字と共同体」

マラルメ・メディア・マクルーハン

グーテンベルク銀河系の外縁部から眺められた”北斗七星”

石田英敬



        「ふたつの文化もしくは技術は、ふたつの星雲のように衝
         突もせずおたがいの間を通り抜けてゆく。しかし星座の
          なかの星の位置には変化が起こるのである」。
               〈マクルーハン『グーテンベルクの銀河系』〉

         「文学とは、永続されたいという欲求にもかかわらず、単
         独な産物なのです」   (マラルメ『音楽と文芸』)

 0 〈文字〉・〈メディア〉・〈文学〉

「文字と共同体」というテーマを扱うのに、「文字」と「共同体」との間に、「文学」を入れてみると何が起きるだろうか。〈文字〉・〈文学〉・〈共同体〉というコンビネーションを問うことによって一体何が見えてくるだろうか。この問いを、〈マラルメ〉・〈メディア〉・〈マクルーハン〉という、もう一組の問題系を通して考えてみたい。
 はじめに、幾つかの問いを立ててみよう…・
 中心的な問いは、「文学にとつて文字はメディアか」というものだ。〈文学〉が表象として安定しているかぎり、文学は〈メッセージ〉として考えられる。〈文字〉は、その場合、〈媒体=メディア〉として、文学の問題として直接問われることはない。だが、〈文字〉は〈文学〉のメディアなのではなくて、むしろ〈文学〉の方こそ、〈文字〉という〈メディア〉の名なのではないか。
そう問うてみるためには、〈文学literature〉の語源が、他ならぬ〈文字letters〉であることを思い出してみれば十分である。そして、この問いに、「メデ↑アはメッセージ」だというマクルーハンの有名な定式を重ねてみると、どうだろう。文学にとつて、それ自身の〈文字〉としての〈メディア〉性の次元が見えなくなったのは、一体いつごろからなのか。このメッセージとメディアとの関係の〈名〉には、〈文学〉の成立の歴史性の問題がそこには露呈していないか。
 例えば、『言葉と物』のなかで、フーコーがいうように、「文学 La littérature」が基本的に近代的なものだということと、それはどう関わるだろうか。「文学」という語が今日のような言説のジャンルを指すようになるのは、たしかに近代に入ってから(中世学者のズムトールによれば、一八〇〇年のわずか少し前)だが、それは、「文学」が、古典主義時代の「文芸 Les lettres」に比して、自らの文字メディア性をむしろ忘却することによって成立したことを示していないだろうか。このことは、おそらく、〈活字〉というメディアに読みとることができる〈近代〉の発明と深く関わっているのだ。
さらにまた、そのようにメディアとしての近代に属する「文学」は、「文字」とりわけ「活字」の問題において、「国民」や「ナショナリズム」の問題とどう結びついているのだろうか。じじつ、マクルーハンの『グーテンベルクの銀河系』は、アンダーソンの『想像の共同体』以前に、すでに、活版印刷の普及こそ国民国家やナショナリズムを成立させたことを中心主題のひとつとして書かれている。

 活版印刷の実施と、それによって世の中に生じたさまざまな影響と密接に結びついたものとして、まず個人の内的な経験の外化、つまり公表があり、さらに集団的な国民意識の誕生がある。そうした集団意識は新しい技術によつて、民族語が視覚化され、統合され、国民生活において中心的なものになるにつれて形成されたのだった。(『グーテンベルクの銀河系』、森常治訳、三〇四頁)

グーテンベルクの技術が生みだした内面、意識, etc. の発生によって、〈文字〉はむしろ視えなくなった。そしてすぐれて近代的な表象を担う言説の制度として〈文学〉が生まれる。〈文学にとって文字とは何か〉、と問うことによって、われわれは、そのような問いの布置のなかに立つことになるのだが、
よりマクルーハンに引きつけた用語で、その問題系に別の定式を与えるとすれ
ば、問いは〈文学は、グーテンベルク銀河系にどのように属しているのか〉、ということになるだろう。それは、〈文学〉という〈言説〉の歴史性を、メディアの問題としてどう捉え返すか、という問いである。この巨大な問いに直接答えるのが、本論の目的ではない。しかし、それらの問いを背景に、〈マラルメ〉と〈マクルーハン〉が交錯する地点で、〈文字メディア〉と〈文学〉について考えてみるとどうなるだろうか・・・。

 1 マクルーハンとマラルメ:〈メディア批判〉と〈詩〉


 一九六0年代のマクルーハン旋風からすれば、電子メディア時代の予言者マクルーハンと二九世紀末の孤高の詩人。マラルメの出会いは、一見唐突に見える。だが、周知のように、メディアの理論家として登場する以前、マクルーハンは文学理論家であり、そもそも彼のメディア論の主著『グーテンペルクの銀河系』(一九六二年)が、ジョイスの『フィネガンズ・ウェイク』を始め、おもにおびただしい数の文学テクストの引用から成っていたことを思い出そう。シェイクスピアにせよ、ブレイクにせよジョイスにせよ、主に近代の縁部に属するそれらの〈文学テクスト〉の「モザイクによる方法」は、マクルーハンによる文字メディア批判の認識論の中心を占めているのではないか。何故それらの文学テクストが文字メディア批判を可能にするのか、文学は文字について何を語るのか、が問われなければならないのである。
活字がうみだした宇宙を文字の混沌とした〈星雲〉に、文学あるいは詩という〈文字〉の自立的布置を〈星座〉にたとえるなら、〈星雲〉としての〈グーテンペルク銀河系〉と、その観測を可能にする〈星座〉との関係が明らかにされるべきなのだ。
 マクルーハンにとつて、マラルメもそれらの重要な〈星座〉のひとつである。じっさい、彼は、マラルメとメディアの問題に関して、一九五四年に「ジョイス・マラルメ・新聞」という論文を発表している。それは、のちにヲーテンベルク銀河系』の最終部「再編成された銀河系」にその主要な部分が組み込まれることになる。そして、この論文には、印刷術がもたらした文化についての考察、メディアが人間の知覚の構成を変化させるという「感覚比率」理論、活字による個人の内面やナショナリズムの発生など、『銀河系』で扱われることになる主要な理論的テーマがすでに予告されてもいるし、マラルメは、ジョイスとともに、銀河系の外縁部、書物文化の解体期、大衆メディア時代との界面(インターフェイス)に出現した詩のあり方として位置づけられている。そして、マラルメを、「大衆新聞」という新たなタイプのメディアが生み出した、複数の視点を非個人的かつ同時的に実現する技術を、芸術のなかに取り込んだ代表例として論じているである。

新聞から得た教訓を、暗示と灰めかしの新しい非個人的な詩への指標として定式化したのはマラルメだった。彼は、現代の大規模なルポルタージュや、機械による情報の増殖作用が個人の修辞学(レトリック)を不可能にしてしまつたことを理解していた。いまこそ芸術家が新しい方法のなかに入りこんで、新しい伝達の媒体を、つまり言葉と物とできごとのさまざまな関係を精密に微妙に調整し、操作すべき時なのだ。
     (「ジョイス・マラルメ・新聞」出淵博訳、三二八〜三二九頁)

 マクルーハンの問題系を手がかりにマラルメを読むことは、現代の代表的な文字メディア批判の理論と詩・文学との関係のエビステモロジーを問うことにも通じるはずなのだ。そして、それは、メディアの詩学は可能か、という問いを、マクルーハンとマラルメを結ぶ問いとして考えて行くことであるかもしれない。

 2 マラルメ〈メディアの詩学〉


 マラルメには、“孤高の芸術詩人”という伝統的受容によってそれが隠されてきたとはいえ、たしかに、メディアの実践家・理論家という側面がある。一八七〇年代には、自ら「ジャーナリズム」に乗り出すと宣言して、モード雑誌『最新流行』(La Dernière Mode 一八七四年刊)を一人で編集するのだし、しかも、発行人の名前から各種記事の署名まで、すべてマラルメの偽名であるこの雑誌は、モード記事、ファッション情報、パリ消息、〈料理・インテリア・庭仕事〉欄、娯楽情報欄、果ては読者欄にいたるまで一人で書かれたものである。あたかも、複数の偽名的エクリチエールの下に姿を消すことによって、自己を、非個人化=複数化しながら、モードという、メディアによってのみ生み出される世界に自ら包み込まれようとする実験のようなのだ。メディアの詩学の萌芽をそこに見てとることも決して不可能ではないのだ。
あるいはまた、いわゆる「折節の句」に分類されて来た「郵便詩」は一体何を示しているだろうか。手紙の宛名を四行詩で書いたそれら無数の詩の存在。

 この本を持ってゆけ、森に
 鶏頭色の曙が昇るとき
 ウジェーヌ・マネ夫人
 遠くヴィル・ジュスト街四〇番地

郵便夫は詩を読みながら配達する、というこの発明は、詩人の洒落た趣味というよりは、むしろ、通信メディアに関して、マラルメが試みた「メディアはメッセージ」だという詩的パフォーマンスであったのだと理解すれば、彼のメディア論の射呈がよりはっきり見えて来ないだろうか。
 後期になれば、散文集『ディヴァガシオン』には、ジャーナリズム・新聞への言及に満ちている。『詩句の危機』のなかで、「ことばの二つの状態」について、マラルメが述べた最も基本的な定式、「本質的な状態」としての詩のことばと「ユニバーサルなルポルタージュ」のことばという区別は、詩的言語とジャーナリズムの言語の対比に他ならない。『大三面記事(GRANDS FAITS DIVERS)』と名打たれた散文詩連作は、「パナマ疑獄事件」やオカルト事件など当時新聞を賑わした「三面記事(faits divers)」を詩の言葉で書き直したものである。そして、大文字で書かれる〈書物〉をめぐる考察は、マクルーハンの論文が指摘するとおり、必ず〈新聞〉の問題から出発して説き起こされることになるのだ。晩年の〈書物〉論を頂点とするマラルメの詩学が、メディアの詩学を主要な次元に持ちつつ成立する様子がそこにはうかがえるのである。この場合、〈メディア〉は、なにも「ジャーナリズム」や「マス・メディア」といった”メッセージの制度”を意味しない。インクと紙、活字と紙面、字組と頁、冊子と本など、もっとも厳密に具体的なレヴエルでメディアはその成立の根拠を問われることになるのである。    ‘

 文字どおりに文学を問うこと…

マラルメは文学の存在をラディカルに問う。文学の存立そのものが文学にとつて中心的な問題であるのは、近代における文学に基本的に共有された経験であり、「文学とは何か」(サルトル)という問いは、したがって、文学と同じくらい古い(というか、”近代“と同じように”新しい”と言うべきか)。しかし、マラルメの問いの特異性は、文学の根拠を、文字どおりに、すなわち、必ず〈文字〉の語で問う点にこそある。例えば、『音楽と文芸』の中に読まれるあの
有名な問いかけ。

文芸のようなものはそもそも存在するのか?
Quelque c=ose comme les Lettres existe-t-il ?
…..

そうだ、文学は存在する、言うならば、それだけが、全ての例外として。
Oui, la littérature existe, si l’on veut, à l’exception de tout.

一九世紀人にはむしろ珍しく、マラルメにおいては、文学の本質が問われるときに、〈文学(la littérature)〉は、はとんどの場合、〈文芸(les Lettres)〉と故意に言い換えられる。その方が、文学の問題が文字どおりに見えるからである。そして、文学を文字どおりに問うところから、文学の問いは,メディアの問題系へと開かれてゆく。じじつ、マラルメは、徹底的に、〈文学〉を、〈文字〉・〈頁〉・〈本〉といったメディアの用語で考える人である。これをもって、マラルメを、文学のマテリアリストと呼ぶことも、たしかに不可能ではない。しかし、厳密に言えば,メディアは、物質と記号のはざまに位置する問題であり、だからこそ、それは、すぐれてテクノロジーに関わる問題なのだ。マクルーハンの活字批判が、技術の批判であると同時に表象の批判でありえたこともそこに起因する。文字どおりのマテリアリストは物質性のマテリアリストとは違うのである。
 〈本〉は、オブジェでも物体でもない。それは、〈メディア〉である。紙は物質であるが、それをメディアとしての〈紙面〉に変えるのは、そこに字が書き込まれるという事件である。インクから文字へ、紙から頁へ、物質と記号が出会う固有の次元、物質のメディア化という記号形成にとつて根源的な出来事が起こっている水準へと、マラルメの問いは遡行する。文字が書かれるという出来事によってメディアが〈存在〉し始める。文学は、そのようなメディア世界の生成についての知でもあるのだ。

意識のようなクリスタル、インク壷は、その底には、何かが存在
 するということに関する闇の滴をたたえている。
                       (『局限された行動』)

メディアを生み出す文字こそが意味世界の〈存在〉を保証する。そして、その文字の働きの集成としての文学のみが従って究極的には〈存在する〉と言えるのである。「文学は存在するのか」という問いに対する、詩人自身の誇張語法的答え「文学のみが存在する」が表しているのはそんな事態である。
 文学はだから何よりもまず、文字、アルファベットの知である。それは「二四文字」(2)によって作り出されるものであり、それらの文字は、文を構成し、またカバラや神秘思想の用語を借りて、「精神の星座宮(le spiritual zodiaque)」と呼ばれもする詩句を作り出すことによって、独自の存在論的な奥義を宿すとされもする。

 その二四文字とともに、まさしく(les Lettres=文字)と呼ばれもするこの文学(la Littérature)は、文の姿にさまざまに溶かされそして、精神の星座宮のシステムとなった詩句によって、固有の、抽象的で、なんらかの神学をおもわせる秘教的教義を含むのだ。

「文学のみが存在する」とマラルメが言う場合、後にみるように、〈文字〉−〈頁〉、〈本〉という、文学の書物の存在を構成する諸単位の水準間の必然的相互連関、及びそれを可能にする〈リズム〉が問題とされているのだが、それらを通して、〈書物〉は、「文字の全体的拡張」と定義される。「世界は一冊の美しい書物に到達するために出来ている」のだが、その〈絶対の書物〉は、そうした〈文字〉の布置(=星座)の宇宙的な拡大なのである。だからこそ、宇宙の方も神秘主義やピタゴラス主義の用語を借りて、文字や頁とのアナロジーで語られることになる。「星は天空のアルファベット」であり、「空は、二つ折判(フォリオ)の頁」なのだ。マクルーハンを援用するならば、詩人の部屋の北窓からは、夜空に、グーテンベルク銀河系が見えている、という構図である。  

 メディアと襞…

マラルメにとつて〈文字〉がメディアの成立の最も基本的な要素であるとしても、それだけでは、メディアを形成するにはいたらない。〈文字〉の運動と同時に、紙という”物質”が、”メディア”へと変容することが伴わなければならない。それは、紙の上に文字が書き込まれることで実現される、と考えることもできる。だが、より”反省的”に、紙がそれ自体の運動として、自らがメディアと化す身振りを示すとき、それは、紙が折られるときである。そしてそれこそが頁の成立なのだ。〈折り畳み〉の運動によって、紙は、物質としての紙ではなく、文字という記号を受け入れるメディアの境位、すなわち頁となるのだ。そして、頁の定義とは、折り畳まれた紙である。印刷紙は二つに折られることにより「二つ折判(in-folio)」の頁になる。
  この〈折り目(pli) 〉、〈折り畳み(pliage)〉こそ、マラルメの詩学にとって最も核心的な〈問題系〉をかたちづくるものなのである。フランス語では、「折り目」も「襞」も同じ語 ”pli” で指される。詩の一節をとって、〈襞にそって襞を(pli selon pli)〉と言い表されるこの〈襞=折り目〉の運動は、マラルメの詩と詩学において、特権的な〈形態論〉的、かつ〈リズム論〉的フィギュールなのである。カーテンにせよ、布地にせよ、あるいは紙にせよ、一定の物質素材が、〈かたち〉の場と化すことを示すのは、そこに〈襞= 折り目〉がうまれる瞬間である。ある素材が、物質としての境位から、それ自身の物質性を変質させることなく、〈かたち〉の境位へと変化する運動、それこそが〈襞= 折り目〉という〈かたちの出来事〉である。〈襞 = 折り目〉は、実体も固定した輪郭も持たない〈かたち〉である。しかも、その〈かたち〉は素材と不可分であり、それ自身の場所から引き離しえない。それゆえ〈襞 = 折り目〉は、ラディカルに〈単独性〉を帯びた出来事である。同じ二つの〈襞 = 折り目〉はない、のである。そしてまた、〈襞 = 折り目〉は、それ自身の反復として、つねに他の〈襞 = 折り目〉を生み出してゆく。これが〈襞が/襞を〉[折り目が/折り目を]うみだしてゆくリズムである。ひとつの〈襞 = 折り目〉は別の〈襞 = 折り目〉の布置をつねに変える。〈襞 = 折り目〉によって〈かたち〉の固有の場がうまれる。そして、同時に、その〈場〉の反復がうまれてゆくのである。だから、〈襞=折り目〉が作る〈頁〉の編成体として書物が読まれるとき、それは、つねに、〈折れ目から折れ目へ〉というリズムで読まれてゆくことになる。

「折り畳みの介入、あるいはリズム」
(「書物、精神の楽器」

そして、〈襞=折り目〉との関わりにおいて自己を定義するそれぞれの頁は、それぞれ〈単独性〉の場として生みだされてゆくのである。
 例えば、今しがた例をあげた〈手紙〉の場合、一枚の紙が〈手紙〉となるのは、それが折り畳まれることによって、メッセージの〈場〉となることによってだ。〈メディア〉/〈メッセージ〉という分節化が、〈折れ目〉にそって起こるのである。そして、フランス語では、手紙は文字ビおり〈二つ折(pli)〉と呼ばれもする。マラルメの「郵便詩」のパフォーマンスは、まさしくこの関係と戯れているのである。
 マラルメが偏愛するオブジェである〈扇〉はどうだろう。扇は、まさに折り畳まれた紙という構造をもつがゆえに、〈メディアの零度〉、マラルメによれば、「極東、スペインそして至福の文盲たち」のための本の等価物なのだ。

 極東、スペインそして至福の文盲たちにとつての扇は、それ[=避暑地で御婦人が開く仮綴じ本]にあたる。[扇という]より躍動的なこのもうひとつの紙の翼は・・・           (『陳列』)

 新聞に対する関心も、伝達にではなく、この折り畳みの可能性との関連において、〈書物〉と対比的に論じられる。文字と頁という構造を持っているメディアは、書物を除いては、新聞である。新聞はだから、最も本に近いメディアなのだが、〈折り目〉の扱いにおいて劣っている。様々な活字の字体やそのポイント、棒組や校正刷など、文字メディアの可能性について「印刷術が見出したすべては…初歩的には新聞というものに凝縮されている」(『書物、精神の楽器』)。だが、活字が作り出す文字のスペクタクルにもかかわらず、新聞紙面は、〈折り畳み〉がもつ決定的な可能性を生かしていないのである。


 印刷された大きな紙面に対して、折り畳むということは、ほとんど宗教的な印である。          (『書物、精神の楽器』)


そして、その折り畳まれた編成体であることによって、本こそは最高のメディアなのである。


 書物こそは最高のものだ、新聞は出発点にとどまる。   (同)


通常のメディアの理解が事実を伝達する手段=媒体であるとすれば、マラルメのメディアの詩学は、文字から頁へ、頁から書物へと、あくまでもメディアの形成に固有な運動の次元にとどまり続けようとする。そして、そのことにより、逆説的に、徽底的に反—伝達的である(例えば、「宮殿の石の上には頁は閉まらない」と『詩句の危機』に言われているように)。本は、そのようなメディア性のもっとも完全なありかたであって、その「処女的な折り畳み」(同)は外界に完全に閉ざされている。


 〈襞=折り目〉 の運動は、〈かたち〉 の形成運動という一般性の次元へと高められることにより、〈文字〉もまた〈嚢〉にたとえられることになる。
 人間は白の地に黒を書いてゆく

 無限を宿した、その暗いレース編みの襞…
                      (『局限された行動』)

 そして、文字と頁とのあいだのリズム的連動を作り出すものは、文字の連なりの単位としての詩句(le vers)である。詩行において、言語的リズムと、活字、行、貢、書物のリズムが連続するのである。マラルメにとつて、十二昔綴詩句(アレタサンドラン)の〈12〉という数の重要性は、そこにある.じじつ、後にも見るように、彼は、12を基礎に、活字、頁の構成等を動機づけて行く。

 頁の演奏の分配者であり組織者、書物の主人である〈詩句〉
                             (『陳列』)

 マラルメの頁‥活字の”偶然”に杭して

白い頁の上に書かれる文字の襞、それこそが、詩の本のテクストが生み出す最初の〈かたち〉の単独な出来事であるとすれば、〈活字〉はまさしく、同一の型〈タイプ〉の反復によって、頁の上に生みだされたテクストの襞を微分してしまう。活字の論理から言えば、「a」はどこに印字されてもおなじ「文字」であるとされる。活字はこのように頁上のテクストの布置をばらばらに分解して、「均質化し、反復可能にする」(マクルーハン)。活字印刷とは、単独な記号の出来事を分解・均質化し、同一性の反復に変える技術なのだ。パースの記号論の用語でいうなら、個々の記号実現である「単一記号」を一般規則においてある「法則記号」の方へと収れんさせる装置であると言ってもよいだろう。自らの〈かたち〉としての出来事の〈場〉と、単独性の相において結びついていた〈文字〉は、その〈絶対的=単独な〉結びつきを失って、マラルメの用語を使うならば、〈偶然性〉を帯びてしまうのである。頁と文字との分離が引き起こされ、文字は〈型〈タイプ〉〉へ、頁は〈地〉の位置へと後退してしまう。
 マラルメの頁は、こうした〈偶然〉の侵入に闘いを挑む。
 ひとつひとつの文字は、頁の上に、その場において絶対に置き換え不可能な必然性において書き込まれるのでなければならない。頁と文字の布置としてのテクストとの間に、絶対的な動機付けを与えること。そのことによってのみ、貢が読まれるとき「当初は無根拠な」白い部分が、「偶然が一語一語打ち負かされる」ことにより、必然化され、意味をももつようになるのである。

 活字の偶然が、わずかに黒く砕け散り、散種され、詩行となり、
 白が回帰する、当初は無償のものとし↑、偶然が一語また一語打
 ち負かされるにつれ、必然的なものとして・・・。
                     (『文字のなかの神秘』)

 余白や空白がテクストの意味形成に十全に参加するようになるのはそのときだ。
 マラルメの本は、そのように、活字の〈偶然〉に抗して構想される。

 マラルメが最初に試みたのは、手書きに訴えるという解決法である。それが、一八八七年の写真石版『詩集』である。この四七部発行の詩集は、写真石版という新しいテクノロジーを使用することにより、活字を拒否した〈手書き〉に訴えることで、グーテンベルク銀河系からの離脱を追求した例を示している。
 だが、より戦略的に、「毒をもって毒を制す」というマラルメ特有の方法で、活字がつくる偶然性の銀河系からの脱出がはかられたのは、活字詩『骰子の一投げ』においてだった。


「骰子の一投げ」:活字による活字批判

活字がもたらした〈偶然〉を、活字と頁の可能性を駆使することによって廃棄すること。活字メディアの批判を、〈偶然を廃棄するテクストと頁の実現の運動〉そのものとして遂行的(パフォーマティヴ)に実現すること。それこそが、活字詩『骰子の一投げ』の制作に賭けられていたものである。それは、グーテンベルク銀河系という〈偶然〉性の星雲のなかに、文字どおり〈文字〉の〈星座〉を作り出してみせることだった。この作品は、〈偶然〉の要素である活字を使って、文字の必然化の〈星座〉を生み出すドラマこそを詩の題材としているのである。
 「骰子の一投げは決して偶然を廃しはしないだろう」という一つだけの主文が、数々の挿入句を配されて、二つ折り判(in-folio)におられた印刷紙六枚、二四の頁にわたって展開されてゆく。詩人のフィギュールである老いた「主人」が、波間に漂う難破船から骰子を投げる仕草がうっすらと喚起され、全ては波間に消え去ったあと、偶然の廃棄を象徴するかのように、骰子の目の数〈12〉の固定をかたどる〈北斗七星〉の輝きが北の空に浮かび上がる。骰子を投げる行為が詩の行為を象徴し、星座の成立が偶然を廃棄してうまれる詩のテクストを寓意している。骰子を投げる行為は、頁のうえに活字を配するという詩の行為として、活字の実際の配置によって示されているし、最後には、活字の絶対的布置が、頁の上に固定された詩のテクストとして実現するのである。そして、そのテクストは最後に言う。


 何も起こらなかったであろう、場をのぞいては
 Rie n’aura eu lieu que le lieu


 この「場」こそまさしくテクストの〈場〉、すなわち〈頁〉の成立のことに他ならない。そのようにして、詩は偶然を廃棄して輝きだす〈文字〉の星座と、メディアとしての〈貫〉の成立を遂行して見せるのである。
 じじつ、マラルメによる活字の指定と頁の構成を見れば、これが、完全に計算されつくされた、まさしく偶然を廃棄した、活字の選択と真の組立によって出来ていることが分かる。判型は最も基本的な印刷紙の折り畳みである二つ折り版(in-folio)にした印刷紙六枚からなり、活字は、ディド、ボドニ、ディドンという三つの字体を、軸になる文に関しては、活字のポイントを12の倍数でかけて決定している。頁をつくる文字のリズム、空白の介入のリズム、頁が繰られるリズム、それらすべてが完全に計算され尽くされて決定されているのだ。
 新聞と同じ二つ折判の選択,複数の種頼の字体およびポイントの使用など、これが〈新聞〉と〈書物〉との対比において作られていることは明白である。詩の〈本〉の頁による、新聞メディア批判をがめざされたのである。


 3 グーテンベルクの銀河系から逃れて‥〈近代〉からの脱出の方位

文字・頁・書物のメディア性をテクストと頁の運動自体によって指し示し、それを可視なものにすること。〈活字〉、〈頁〉、〈本〉のメディアとしての本質こそ、マクルーハンが言うように〈近代〉の無意識であるとしたら、マラルメの〈文学〉は、まさにそれを見えるものにすることをめざす、メディアの批判的パフォーマンスである。
 「文学にとつて文字はメディアか」という冒頭に立てた問いにたいして、今はこう解答することもできかもしれない…。文学は、遂行的な文字メディア批判である、あるいは、文学は、文字メディアの自己反省である、と。あるいは、メディアの内側から問われるメディア批判、文字の文字による批判、頁の頁による批判だ、と。マラルメの詩学は、通常、メディアが、均質性・法則性へとメッセージを回収しようとするのに対して、〈いかに単独性のメディアは可能か〉と問うてもいる。意味形成の出来事の単独性にとどまり続けるコミュニケーションを可能にするメディアは可能か。究極のメディア、至高のメディアとしての本,その本を作り出す頁の折り畳み、そして、その本の意味形成運動の原動力となるべき詩行の文字のレース編み、あるいはリズム。
 マラルメの北斗七星の極星は、活字的〈近代〉からの脱出の方位を示している。むろん、活字の一投げは、無数の活字の星雲が及ぼす偶然を廃棄することはないだろう。しかし、星座=詩を生み出すことは出来る。文字と文学との関係とはそのようなものなのだ。 マクルーハンの方法の根拠もおそらくそこにある。
 電子メディアの星雲の接近は、書物の文化の終焉を間近に告げている、とマクルーハンは観測した。近代の危機は、やはり文学の危機でもある。ならば、グーテンベルク銀河系の外線部から発せられたマクルーハンの最後のメッセージは、「文学は死んだ、文学せよ」だっただろうか。

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